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mardi 14 octobre 2008

Demi-pension, suite : pas glop.

Je suis allé essayer un cheval avec pour objectif de le prendre en demi-pension.

Tout semblait aller pour le mieux : longue discussion avec le proprio que j'avais rencontré auparavant, cheval sympa que j'avais rencontré aussi... et donc rendez-vous pour essayer le cheval.

Comment dire ? L'essai ne s'est pas très bien passé.

Le cheval était prêt et échauffé... je grimpe... deux rênes, bride et filet... bon, on va faire avec. Je desserre doucement mes mains et la bestiole... part au galop ! (sans aucune action des jambes)

J'abandonne bride et filet pour ne pas commencer à lutter et réussis après une dizaines de foulées de galop à faire une transition au pas (direct...) puis à demander un arrêt... arrêt dont je suis d'ailleurs relativement fier, ce n'était pas gagné d'avance.

Et je continue sur des rênes longues, je laisse la jument baisser l'encolure pour la détendre, enchaîne les transitions, effectue des déplacements latéraux, toujours quasiment sans rênes, quasi terrorisé par mes 2 rênes et aussi, il faut l'avouer, soucieux de montrer un bon jour au propriétaire...

Verdict : le propriétaire m'a dit qu'il cherchait quelqu'un travaillant son cheval plus "sportivement".

Donc, résultat : toujours pas de DP.

Pas glop du tout.

mardi 27 novembre 2007

Nouveau club, suite !

J'ai donc changé de club. Quelle différence !

Moi qui suis un gars droit et sérieux qui aime une certaine organisation, quel bonheur :

- les reprises commencent à l'heure.
- ce sont des vraies reprises, avec un échauffement, du travail d'assiette, un vrai thème.
- les conseils sont nombreux et précis.

Que du bonheur ! D'ailleurs, j'ai signé !

Ah, un petit détail : j'ai joué à Alexandra Ledermann sur PC. J'ai trouvé ça tellement bien que je vais peut-être équiper mes enfants d'une Wii pour Noël, mais chutttt !

lundi 19 novembre 2007

Comment choisir son club d'équitation ?

Le premier club est presque toujours choisi par hasard, et ce hasard peut être induit par la réputation du club, son historique, ou encore sa communication : affiche, manifestation, site web (ou via la ffe) ou bien sûr relation ayant conseillé le club. Et, évidemment, infrastructures - qui, elles aussi, seront déterminantes dans le choix des futurs clubs.

Ce premier club va forger le cavalier et l'orienter dans une direction ou dans une autre. Ou, d'ailleurs, le dégouter. Il est impressionnant de voir à quel point un cavalier peut se sentir bon dans un club et mauvais dans un autre, et cela est bien évidemment dû à l'instructeur.

Certains instructeurs sont laxistes et d'autres sont perfectionnistes. Cela change tout.

Face à l'instructeur laxiste, celui qui donne quelques conseils du bout des lèvres sans trop insister, le cavalier aura l'impression de progresser. Un conseil donné une fois ne sera jamais répété et le cavalier aura pleinement la sensation de l'avoir assimilé et gagnera rapidement en confiance.

Face à l'instructeur perfectionniste qui répète inlassablement les dix commandements du cavalier (tu baisseras tes talons, redresseras ton dos, trotteras sur le bon diagonal, regarderas loin devant...) sans laisser passer une seule imperfection, le cavalier n'aura pas la sensation de progresser et sera de moins en moins confiant car de la répétition viendra la lassitude et le découragement.

Nous aimons tous être encouragés...

Mais, en équitation, il est aussi question de chevaux. Que leur convient-il ? Laxisme ou perfection ?

Il est très certainement nécessaire pour développer une certaine qualité dans son rapport aux chevaux d'alterner les différents types d'enseignement et aussi de chevaux. Les chevaux acquièrent eux aussi les mêmes défauts, il ne faut pas l'oublier.

Alors, face à ce choix, que faire ?

Il est tentant de proposer la deuxième solution et théoriquement la recherche de la perfection est toujours un choix gagnent à long terme. Mais ce serait ignorer qu'une discipline quasi-militaire ne convient pas à tous... à contrario, même ceux parmi nous qui se complaisent dans un certains laxisme finissent par rechercher autre chose ou parfois, à l'occasion d'un événement innatendu, sont rattrapés par la réalité qui les met devant leurs erreurs.

Eh oui, le mot est là, le cavalier laxiste est aussi celui qui commet le plus d'erreurs et cela entraine très souvent des erreurs de compréhension et complexifie le dialogue avec son cheval, celui-ci ne comprenant pas les instructions données par le cavalier.

L'instructeur ne fait pas tout, le cheval aussi a un rôle à jouer. Monter un bon vieux pépère docile est très différent de monter un jeune loup fougueux. Le cavalier perfectionniste sera perturbé par les réactions innatendues du cheval alors que le cavalier laxiste aura beaucoup plus de facilité à communiquer avec un cheval impétueux - même si cette communication pourra donner lieu à des dégats...

Le choix du club, donc, devrait être dicté par le choix de l'instructeur évidemment mais aussi par le choix de la cavalerie. Quel plaisir a-t-on à chevaucher de vieux chevaux de club usés et insensibilisés, si ce n'est, effectivement, de se croire bon cavalier ? A contrario, un club pratiquant le commerce des chevaux verra surtout les cavaliers comme une main d'oeuvre à bon marché pour faire travailler les chevaux avant de les revendre...

Alterner apprentissage et pratique est toujours positif pour un cavalier. Voici donc les points que je vous suggère d'envisager comme check list pour la recherche de votre nouveau club :

- Type d'instructeur

Suivre une reprise permettra de juger rapidement le type d'instructeur, et on privilégiera évidemment un vrai instructeur donnant de vrai conseils sans se lasser plutôt qu'un simple animateur de reprise...

- Reprises

Des reprises d'une heure sont un bon compromis, à condition qu'elles ne s'enchainent pas, sinon elles se réduisent mécaniquement... On veillera à ce qu'elles soient bien cadrées et planifiées.

- Relation de l'instructeur avec le dirigeant du club

Il s'agit là du point clé car si les objectifs de l'un et de l'autre ne sont pas les mêmes l'ambiance et la qualité des cours s'en ressentira très rapidement ! Si l'un aime ses chevaux et l'autre aime en faire commerce, cela va se traduire très rapidement par des conflits larvés. S'interroger sur l'ancienneté de l'instructeur dans le club permettra d'aborder le sujet. Si le dirigeant du club et l'instructeur sont les mêmes, c'est encore mieux !

- Cavalerie

Il est essentiel de s'interroger sur la cavalerie et au delà sur le modèle économique du club. On privilégiera un club ayant pour ambition de former des cavaliers plutôt que celui mettant en avant le commerce de chevaux. Demander quels sont les chevaux qui sont à vendre permettra d'avoir cette information très rapidement...

- Qualité des infrastructures

Et manège couvert ou pas ? Disposer d'un manège couvert peut être très pratique, mais la pratique de l'équitation en intérieur est nettement moins drôle qu'en extérieur... et la facilité va souvent vers le manège couvert !

Respecter cette petite liste permettra d'éviter les plus gros pièges...

D'autres points ?

lundi 15 octobre 2007

Au sujet de la fatigue des chevaux...

Après plus de 15 ans d'abstinence et 5 ans d'équitation à mon actif, je me suis réinscrit dans un club d'équitation.

J'y découvre un peu près l'opposé en termes d'organisation par rapport à ce que je connais.

J'étais habitué aux reprises en manège ou en carrière avec 10 - 12 chevaux, un instructeur très strict et des exercices très physiques (style une demi-heure de trot enlevé sans étriers, monter à cru, etc.). Bon, quand je dis "instructeur très strict" le mot est faible, c'était plutôt un dictateur... mais enfin si on ne rigolait pas tous les jours nous avions le sentiment de bien progresser, même si nous étions nombreux. C'est aussi le dictateur en question qui m'a fait arreter probablement...

J'ai donc repris l'équitation, disais-je, un peu par hasard, et je me suis inscrit dans un club, là aussi au hasard, qui s'avère être complètement différent.

C'est tout petit, et plutôt rural (cela ressemble à une ferme avec des chevaux). Il n'y a pas de manège, juste une carrière un peu herbeuse.

Pour résumer, nous sommes 3 ou 4 en reprise, et l'ambiance est totalement différente. Au lieu de durer une heure, les reprises se résument plutôt à 30 minutes, voire 25 minutes... On commence avec un quart d'heure de retard, et on termine avec un quart d'heure d'avance. Evidemment, comme nous ne sommes pas nombreux, cela compense un peu, mais cela fait court tout de même, à mon gout.

L'explication de l'instructrice est que les chevaux sont fatigués...

Personnellement, je ne suis pas apte à juger et je ne me permettrais donc pas de donner un avis contraire. D'ailleurs, si cela est exact, c'est tout à son honneur.

Mais c'est frustrant de ne pouvoir monter qu'une fois ou deux par semaine et en plus pour une reprise écourtée... qui au demeurant n'est pas très chère (14€)...

  • Est-ce que le fait qu'une reprise se passe en comité restreint compense la durée réduite ?
  • Les chevaux ont ils réellement des raisons d'être fatigués aussi rapidement ? (le mien n'avait aucun signe visible de fatigue).
  • Et si non, comment aborder le sujet avec l'instructrice ?

Qu'en pensez-vous ?

Suite sur Cheval-fr assez radical, au final !